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Cannes : le réalisateur iranien détenu pourrait être libéré

Jafar Panahi, un cinéaste iranien de renom qui a entamé une grève de la faim en détention où il se trouve depuis le 1er mars, saura samedi s’il peut bénéficier d’une libération sous caution, ont déclaré vendredi sa femme et son avocate, se disant optimistes.

C’est un soulagement. Les deux femmes, qui ont pu rendre visite au réalisateur jeudi à la prison d’Evine, dans la capitale iranienne, ont déclaré à l’AFP qu’un tribunal révolutionnaire de Téhéran devait se prononcer samedi sur sa libération sous caution dans l’attente de son procès.

Le réalisateur, qui devait participer au festival de Cannes en tant que juré, a entamé voici six jours une grève de la faim qu’il entend poursuivre jusqu’à sa libération, a déclaré sa femme.

Jafar Panahi, qui soutient ouvertement l’opposition au président Mahmoud Ahmadinejad, avait été arrêté le 1er mars à son domicile de Téhéran avec seize autres personnes.

Une quarantaine d’acteurs et cinéastes, dont Robert Redford, Bertrand Tavernier, Isabelle Huppert, Marjane Satrapi et Jim Jarmush, ont signé une pétition pour la libération du cinéaste mise en ligne par “La règle du jeu”, a annoncé vendredi cette revue.

Ce texte en ligne sur le site de la revue dirigée par Bernard-Henri Lévy demande aux autorités iraniennes la libération “immédiate et inconditionnelle” du cinéaste détenu à Téhéran depuis mars et qui avait été invité à rejoindre le jury du 63e Festival de Cannes.

Caroline L. pour Starwizz

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Roman Polanski remercie ceux qui l’ont soutenu

Roman Polanski a tenu à écrire une lettre à Bernard Henri Lévy, lettre que ce dernier a publié sur son site La règle du jeu, pour remercier les gens qui l’ont soutenu durant sa détention en Suisse à Winterthur. Voici la lettre:

« C’est vrai, ce que vous avez dit, cher Bernard Henri Lévy, lors de vos interventions dans la presse suisse - je suis moi-même bouleversé par le nombre de témoignages de sympathie et de soutien que j’ai reçu dans la prison de Winterthur et que je continue à recevoir ici, dans ce chalet de Gstaad où je passe les fêtes avec mon épouse et mes enfants. Il y a là des messages de voisins et d’autres qui viennent de gens de toute la Suisse, et, au-delà de la Suisse, du monde entier. J’aimerais pouvoir, à chacun, dire le bien que cela fait, quand on est enfermé dans une cellule, d’entendre, chaque matin, en recevant le courrier, ce murmure de la voix humaine et de la solidarité. Chacun de leurs mots on été, pour moi, dans les moments les plus sombres, et sont toujours dans ma situation actuelle, pleins de réconfort et de raisons d’espérer. J’aimerais pouvoir leur répondre à tous. Mais c’est impossible, il y en a trop. Avez-vous une idée de la façon dont je pourrais le faire? Peut être votre revue, La Règle du Jeu, qui m’a soutenu dès le premier jour? Peut-être diffuser ces quelques lignes que je vous adresse? Je ne sais pas. Je vous laisse faire. Joyeuses fêtes de fin d’année à vous, aux vôtres - et, à travers vous, à tous ces amis anonymes que je découvre jour après jour et qui m’ont tant aidé. Amitié. »

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